mardi 15 janvier 2013

Bonne Année et Bonne Résolutions !

Bon...Une nouvelle année commence. Enfin, elle a commencé il y a 15 jours et je n'ai pas donné signe de vie depuis la fin novembre.
Mais qu'ai-je donc fait? Et bien j'ai pris un peu de recul, et je suis allée en vacances chez moi au soleil (La Réunion mon île chérie). Mes projets n'allant pas dans le sens de ce que j'avais planifié et ma motivation en ayant pris un coup, j'ai du me remettre en question.

Je suis sûre que je dois continuer vers le but que je me suis fixée, mais en même temps je ne peux que constater un genre de lassitude. J'ai besoin d'un booster, sinon je vais abandonner....et comme par magie, mon amie Florence, psychologue de son état, à qui j'ai proposé d'être contributrice sur ce blog, m'a envoyé un article dont le sujet est : "Bonnes résolutions". Encore mieux que Colt Seavers, il tombe a pic. Et encore mieux qu'un archaïque coup de pied aux fesses, il remet dans le droit chemin.

Et voici l'article dans lequel je me suis permise de souligner quelques points que je juge importants pour moi :



BONNES RESOLUTIONS

Ça y est nous y sommes ! Après avoir survécu(e) à une fin du monde, aux terrorismes culinaires des réveillons de Noël et de la saint-Sylvestre, nous sommes enfin en janvier 2013 : le mois des bonnes résolutions ! Celles que l’on prend le 3 ou le 4 janvier (le temps de se remettre la tête à l’endroit), et qu’année après année, nous abandonnons le 31 janvier pour les plus déterminés d’entre-nous.
Mais d’où cela vient-il exactement ? Cette coutume de résolutions à prendre à la nouvelle année. Est-ce culturel, social, éducatif, philosophique voire spirituel ? Je me rappelle lorsque j’étais petite, quand les taties, les tontons, les mamies, les papis sans exception me demandaient à tour de rôle:
  • « Alors, quelles sont tes résolutions en 1986 ? »
  • Et à moi de répondre benoîtement « Je vais bien apprendre mes leçons, je ne serai plus bavarde à l’école et je ferai mes corvées sans rouspéter ».
De la même, tous étaient contents car de mon propre aveux, il allait y avoir du changement dans ma petite vie de gamine : oui, le changement c’est maintenant !
Toutefois, en grandissant plus la peine de réciter à la famille nos nouvelles résolutions. Désormais, c’est à nous-mêmes que nous promettons solennellement de : arrêter de fumer, perdre 10 kg, pratiquer du sport, lire au moins un ouvrage par mois, jouer avec les enfants, ne plus se mettre en colère, renouer avec untel,…Bref, tout un tas de décisions pour lesquelles bizarrement, le basculement de l’année, nous inonde d’une motivation sans limite ou presque.
Alors que d’autres face aux échecs répétés, ont simplement renoncé à prendre des résolutions pour le nouvel an. Pas plus mal me direz-vous !
Bon ben alors, pourquoi nous soumettre encore et toujours à ce rituel ? Voici quelques hypothèses sur les origines de cette pratique hormis son caractère millénaire babylonien.
  • Tout d’abord spirituelle : le 21 décembre étant le jour du solstice d’hiver (la nuit la plus longue de l’année), il nous faudrait nous aligner sur la nature et entamer aussi par la même notre renaissance, au sortir de l’obscurité, non ?!
  • Puis sociologique : nous sommes des êtres sociaux et afin de vivre en bonne entente avec nos congénères, il s’agit de s’engager à changer pour notre bien (voire notre sécurité) et celui de notre entourage. Ainsi, les babyloniens se résolvaient très vulgairement à remettre les outils (agricoles) qu’ils avaient empruntés.
  • Ou bien culturelle: pour ma part, je ne saurai vous dire si cette coutume est spécifique à la France voire à l’Occident.
  • Ou encore éducative : après avoir « pourri/gâté » nos chers enfants adorés de cadeaux qui, pour la plupart n’auront pas survécu jusqu’au 1er janvier 2013. Nous sommes en droit d’exiger d’eux un minimum d’amélioration de leurs attitudes car dans la vie : « tu n’as rien sans rien, ma fille ».
  • Et enfin, une origine philosophique : avant même les résolutions, la fin de l’année est propice à la remise en question. Qu’elle soit sur la santé, l’amour, le travail, l’argent, les opportunités, la famille…tout ce qu’étrangement, nous formulons comme vœux. Même si l’année se termine, la vie continue. C’est pourquoi, après les bilans, il nous faut prendre des mesures de redressement ou nos fameuses bonnes résolutions !
Rempli(e) de toutes ces bonnes intentions pourquoi ne parvenons nous pas à pérenniser ces décisions ? Pour 3 raisons, et là j’attaquerai ces propositions sous l’angle du développement personnel.

Première raison : il existe une véritable aberration sémantique de l’utilisation du mot « résolution ». En voici des définitions issues du CNRTL : Étymol. et Hist. A. 1. a) 1275-80 « dissolution, réduction d'un corps en ses éléments » (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 18940); b) 1532 fig. (Rabelais, Pantagruel, éd. V. L. Saulnier, chap. XIII, p. 105: nous conférerons de tes doubtes ensemble et en chercherons la résolution); c) 1573 resolution d'un probleme (Larivey, Nuicts, préf., Bibl. elz. ds Gdf.); d)1647 philos. (Descartes, Réponses aux secondes objections ds Œuvres philos., éd. F. Alquié, t. 2, p. 582: analyse ou résolution). Grosso modo, la résolution se rapproche plus de l’origine que de la fin d’un problème. Or dans notre langage courant, la résolution est annoncée comme un impératif et par extension une solution à notre amélioration. Par conséquence, si ton point d’arrivée devient ton point de départ, ça ne peut pas marcher, CQFD ! Heureusement, que nous les prenons encore au début de l’année, sinon ce serait un comble.

Deuxième raison : il ne s’agit simplement PAS DE NOS PROPRES RESOLUTIONS ! Et oui, vous lisez bien. Depuis le début qui nous demande quels sont nos résolutions ? Par rapport à quelles références les prenons-nous?
En fait, dès notre naissance, je le répète nous sommes « des êtres sociaux », façonnés par les interactions avec autrui qui inconsciemment nous dictent ce qu’est un bon enfant, un bon élève, un bon adolescent, un bon adulte, un bon amoureux, un bon parent, un bon collègue, un bon patron, un bon et tout et tout…Du coup, lors de nos bilans de fin d’année tellement sérieux et importants, où nous osons franchement nous regarder en face, avec un œil juste et sincère, n’est-ce pas ? Sauf qu’en fait, nous nous regardons souvent sans même nous en rendre compte en face du miroir de nos enfants, de nos camarades, de nos parents, de nos frères/sœurs, de nos collègues, de notre responsable, de notre compagnon, et tout et tout… Et c’est sur cette base erronée que nous croyons pouvoir tenir NOS soit disant résolutions ? Mais c’est carrément impossible à tenir plus de quelques semaines ce qui ne vient même pas de nous-mêmes !

Troisième raison : parce que nous courrons le mauvais lièvre. Non, ce ne sont pas des résolutions qu’il nous faut, la preuve ça ne fonctionne pas ! J’ai besoin d’UN PLAN pour progresser cette année, c’est-à-dire un BON PLAN SUR (MA) MESURE ! Ma vision globale, voilà ce dont il s’agit en réalité. Nos résolutions aussi bonnes soient-elles, ne sont que l’établissement des sources de nos difficultés or il s’agit de trouver un but à atteindre d’ici la fin de l’année, UN OBJECTIF ! 
 
Une résolution est à la fois rigide (nous savons tous comment ce qui est dure, casse) et vague (comment y arriver). Soit très précis sur l’aboutissement, genre « perdre 10 kg » et à la fois très évasive sur les moyens d’y parvenir genre « comme par magie ».
C’est pourquoi, je préfère l’objectif (à l’intérieur du plan) à la résolution. L’objectif dispose avant tout d’un contexte : quels sont les tenant et aboutissants de cette décision, pourquoi me le fixer, pour qui, qu’arrivera-t-il si je ne respecte pas mon engagement, quels sont ses fondements ? Et puis surtout un objectif est réaliste, réalisable et mesurable, ce qui pose la question du comment ? Aurais-je besoin d’aide, quels seront mes moyens d’évaluation, combien de phases, combien d’étapes, et tout, et tout…ce qui apportera de la précision à mon objectif. Car, plus mon objectif sera clair et bien défini, moins je m’en écarterai !

Pour conclure, seule une décision intrinsèque, basée sur une analyse franche de son parcours au regard de ses propres références, peut mener à déterminer son plan de vie dans lequel se fixe des objectifs pérennes. 
 
Cessons là ma parlotte, je vous souhaite à toutes et tous votre bon plan 2013 !
 Amifofo

 
Merci (magic) Florence pour cet article bien senti et qui m'a directement touché. Florence est aussi sur la toile sous le pseudo Amifofo. Elle anime une chaîne sur Youtube à laquelle il faut s'abonner : https://www.youtube.com/user/amifofo et sur Facebook : http://fr-fr.facebook.com/Amifofo/timeline dont le sujet est "Je m'indigne", une série de vidéos et d'articles pour s'indigner avec finesse et humour.

Allez Hop! c'est parti pour une remise a plat des objectifs.

To be continued...

3 commentaires:

  1. Bonjour, suite à ton petit article pour commencer cette nouvel année : je me permets d'intervenir, car comme tu le sais maintenant la fin d'année a toujours été signe de coup de blues!! et remise en question sur la vie, la famille, le travail, les projets...pourquoi, nul ne sait vraiment
    Moi, cette année j'ai décidé que ma bonne résolution c'est de ne pas prendre de résolution comme sa je suis sur qu 'en fin d'année je ne serai pas déçu de ne rien avoir accompli ou pas assez : no stress...
    Arretons de se mettre la pression, juste agir et accomplir se qu'on aime du mieux qe l'on peut: je ne dis pas de ne pas ce donner des objectifs mais simplement de perfectionner ce que l'on a déjà...
    Courage, laisse la passion d'entreprendre t'envahir et tout reprendra(même si ça met du temps)
    bless, bonne continuation
    RDI

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  3. Je suis très honorée d'être publiée sur ton blog et de participer à ton aventure, merci beaucoup et tout, et tout...De plus, tu as parfaitement mis en relief mes propos par ton introduction et tes illustrations, merci encore.
    La confiance en soi fluctue sans cesse au cours de la vie. Il y a des périodes où elle est au top et d'autres où elle est en berne. Mais quoiqu'il en soit, nous devons retenir qu'il n'appartient qu'à nous de la développer une fois adulte. Elle a le grand avantage de prendre simplement la direction que nous voulons bien lui indiquer pour s'améliorer. Et dans nos souvenirs, ces mauvais moments ne seront plus que les phases de transitions qui nous aurons mené à l'objectif!
    Amifofo

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